Sur les traces de la bataille de la Somme

Lundi 12 octobre 2020, les élèves de 3ème A et 3ème D ainsi que leurs encadrants, se sont rendus à Albert près de Amiens, dans le cadre de l'EPI sur les poilus.

 

La matinée a été consacrée à la visite du Musée " Somme 1916 ", portant le nom de la célèbre bataille de la Somme, ayant débuté le 1er juillet 1916.

Les élèves ont pu donc en apprendre davantage sur les poilus et les combattants de toutes nationalités, ayant participé à la Première Guerre Mondiale et approfondir ainsi ce qu'ils ont déjà appris en cours d'Histoire-géographie.

Les explications du guide ont porté sur les uniformes, les conditions de vie des soldats dans les tranchées, les stratégies de batailles, etc ... Le petit groupe a également pu assister à une conférence interactive sur les munitions.

 

Au cours de l'après-midi nos visiteurs ont découvert Le trou de mine de la Boisselle, causé par le tout premier obus de cette bataille, à 7h15 du matin, précisément.

Les élèves ont également pu observer le fonctionnement du mémorial franco-britannique où sont enterrés tous les soldats morts durant cette bataille.

Enfin la guide les a emmenés dans les tranchées situés en territoire canadien.

 

À l'occasion de cette journée, cinq élèves volontaires ont choisi une lettre de poilu pour la lire à voix haute, en mémoire aux soldats morts durant la Première Guerre mondiale. (cf vidéos en bas de la page)

 

Voici le texte de l'une de ces lectures :


Lettre du soldat Charles Guinant, Verdun, 18 mars 1916 :


« Ma chérie,

 

Je t’écris pour te dire que je ne reviendrai pas de la guerre. S’il te plaît, ne pleure pas, sois forte. Le dernier assaut m’a coûté mon pied gauche et ma blessure s’est infectée. Les médecins disent qu’il ne me reste que quelques jours à vivre. Quand cette lettre te parviendra, je serai peut-être déjà mort. Je vais te raconter comment j’ai été blessé.

Il y a trois jours, nos généraux nous ont ordonné d’attaquer. Ce fut une boucherie absolument inutile.

Au début, nous étions vingt mille. Après avoir passé les barbelés, nous n’étions plus que quinze mille environ. C’est à ce moment-là que je fus touché. Un obus tomba pas très loin de moi et un morceau m’arracha le pied gauche. Je perdis connaissance et je ne me réveillai qu’un jour plus tard, dans une tente d’infirmerie. Plus tard, j’appris que parmi les vingt mille soldats qui étaient partis à l’assaut, seuls cinq mille avaient pu survivre grâce à un repli demandé par le Général Pétain.

Dans ta dernière lettre, tu m’as dit que tu étais enceinte depuis ma permission d’il y a deux mois. Quand notre enfant naîtra, tu lui diras que son père est mort en héros pour la France. Et surtout, fais en sorte à ce qu’il n’aille jamais dans l’armée pour qu’il ne meure pas bêtement comme moi.

Je t’aime, j’espère qu’on se reverra dans un autre monde, je te remercie pour tous les merveilleux moments que tu m’as fait passer, je t’aimerai toujours.

 

Adieu »